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Dossier 9 : L’activité productive :
I. Le choix d’un système de production :
1) Définition :
Un système de production combine des facteurs de production (capital, travail) et les transforme selon un processus organisé pour proposer au final des biens ou des services.
2) Les différents systèmes de production :
D’un point de vue technique, les systèmes de production sont généralement classés en quatre catégories.
A) La production unitaire :
La production unitaire ou petite série correspond généralement aux firmes répondant à une commande. Ce système apporte quatre avantages principaux : la satisfaction parfaite du client, l’absence de stocks, la certitude de vendre le produit fabriqué et l’enrichissement des tâches pour les salariés (ex : barrage, service de coiffure).
B) La production par lots :
La production par lots (ou par petites séries) réalise des petites quantités de produits ou de services identiques (ex : service automobile, offre d’abonnement promotionnel).
C) La production en grande série :
C’est la fabrication de produits standardisés en très grandes quantités afin de réaliser des économies d’échelle. Les équipements sont spécialisés, la main d’œuvre souvent peu qualifiée. Ce système concerne des produits de grande consommation (ex : électroménager, automobile).
D) La production en continu :
Elle est réalisée sans temps morts, jours et nuits, y compris parfois le dimanche et les jours fériés. Le produit est unique mais le nombre d’unités produites est quasiment illimité. Le processus est automatisé. Les investissements sont lourds (ex : cimenterie, raffinage pétrolier, centrale électrique).
3) Les critères de choix :
¨ La nature du produit.
¨ Les coûts.
¨ La demande et les concurrents.
¨ L’organisation du travail.
¨ Le progrès technologique.
¨ Les délais de fabrication.
¨ La qualité du produit.
II. Les modes de gestion de la production :
Les deux principaux modes de gestions de la reproduction sont le modèle classique (modèle tayloriste et fordiste) fondé sur la logique des flux poussé (pilotage par l’amont) et le modèle du juste à temps ou des flux tendus où la production est tirée par les commandes (pilotage par l’aval). L’objectif est alors de limiter au maximum les stocks.
La gestion en réseau résulte des flux tendus et des nouvelles technologies de l’information et de la consommation (NTIC). Autour de l’entreprise se tissent des relations de partenariat : La sous-traitance de spécialiser et de capacité, l’externalisation (qui consiste à délaisser une activité annexe pour se recentrer sur son métier) et enfin les système productifs locaux (SPL).
III. Les outils de gestion de la production :
A) Les outils informatiques :
¨ DAO : Dessin assisté par ordinateur.
¨ CAO : conception assistée par ordinateur.
¨ GPAO : Gestion de la production assistée par ordinateur.
¨ Système expert : Outil d’aide à la décision.
B) Les outils mathématiques :
¨ PERT : Gestion d’un projet dans le temps.
¨ Programme linéaire : Recherche de la meilleure solution, technique d’optimisation sous contraintes.
IV. L’évolution de la production:
1) Les nouvelles formes d’organisation du travail :
A) L’organisation scientifique du travail :
Division verticale du travail, c’est la séparation de la conception et de la réalisation (spécialisation des salariés). Division horizontale du travail, c’est la parcellisation des tâches (décomposition du travail en tâches élémentaires).
B) Le post-taylorisme :
Le taylorisme a donné lieu à un ensemble de disfonctionnement (absentéisme, turn-over). Le post-taylorisme s’est donc imposé avec un accroissement de l’autonomie et de l’intérêt du travail (enrichissement des tâches, groupe semi autonome) mais aussi modification du commandement (baisse du nombre de niveau hiérarchique).
C) Le néo-taylorisme :
Il y a retour du taylorisme dans certains services (restauration rapide, banque, assurance) où le rythme de travail est soutenu et a un caractère répétitif.
2) Les facteurs d’évolution :
L’évolution des enjeux de la production est liée aux modifications de l’environnement économique et technologique.
A) L’environnement économique :
Il a changé avec la concurrence et les marchés de plus en plus mondialisés mais aussi avec l’élévation du pouvoir d’achat qui a modifié les aspects de la demande. Celle-ci est devenue plus personnalisée avec exigence de variété par le consommateur. On a également assisté à un élargissement de la notion de produit.
B) L’environnement technologique :
Il a été considérablement modifié avec le fort progrès technique, avec l’arrivée sur le marché de produits innovants. Ces modifications rendent nécessaire la veille technologique pour réagir rapidement aux nouvelles données du marché.
3) Les conséquences de l’évolution productive :
Les modifications de l’environnement obligent les entreprises à intégrer dans le processus de production la qualité, la flexibilité, la productivité et l’innovation, c’est le carré de la compétitivité.
A) La qualité :
Selon l’AFNOR (agence française pour l’assurance qualité) la qualité est l’aptitude d’un bien ou service à satisfaire les besoins de ses utilisateurs. De plus en plus, les entreprises adoptent une approche globale de la qualité appelé qualité totale (les 7 zéros), 0 défauts, 0 papier, 0 panne, 0 accident, 0 stock, 0 mépris et 0 délai. Cette qualité totale s’appuie sur l’idée qu’il faut faire bien du premier coup pour diminuer les coups de productions et de maintenance. Pour répondre à ces impératifs de qualité, l’entreprise recourt à l’assurance qualité pour être reconnu efficacement par la certification (norme ISO, NF, E).
B) La flexibilité :
Capacité de l’entreprise à répondre rapidement à la demande ou au modification de l’environnement. Aujourd’hui, face à un environnement complexe et incertain, l’entreprise se doit d’être flexible. La flexibilité peut être qualitative et quantitative.
C) La productivité :
Elle est l’efficacité des facteurs de production et dons du processus de production. Elle se calcule par le rapport entre la production obtenue et les quantités de facteurs de productions utilisés (travail, capital).
D) L’innovation :
C’est l’introduction d’une nouveauté économique sur le marché. Elle découle de plus souvent d’une invention. On distingue innovation de produit (DVD), innovation de procéder (Internet) et innovation organisationnelle (organisation du travail).