Accueil Blog
ECONOMIE D ENTREPRISE
[21]
ECONOMIE GENERALE
[22]
IMMOBILIER
[6]
DROIT GENERAL ET IMMOBILIER
[11]
Administrer
L ENTREPRISE LA SOCIETE ET L ETHIQUE
LES ORIENTATIONS STRATEGIQUES
LA PLANIFICATION ET LE CONTROLE DES STRATEGIES
L ANALYSE TECHNOLOGIQUE
L ANALYSE CONCURENTIELLE
L ENTREPRISE ET SON ENVIRONNEMENT
LA STRATEGIE
LA DEMARCHE QUALITE DANS LES ENTREPRISES
L ORGANISATION DE L ACTIVITE
LA GRH
Dossier 5 : LA DECISION ET LE POURVOIR
I. La décision dans l’entreprise :
1) Définition :
La décision est un processus qui aboutie à un choix. C’est l’acte essentiel du dirigeant qui oriente l’avenir de l’entreprise. Souvent complexe, elle entraîne des conséquences importantes surtout quand elle est du domaine stratégique.
2) La classification par niveau (Harry Igor ANSOFF - 1918-…) :
¨ Les décisions stratégiques (de planification) sont les décisions de long terme qui engage l’avenir de l’entreprise (création d’une usine, rachat d’entreprise…).
¨ Les décisions tactiques (de pilotage) mettent en œuvre sur le moyen terme les options stratégiques de l’entreprise et sont destinées à générer l’activité courante.
¨ Les décisions opérationnelles (de régulation), elles correspondent au quotidien de l’entreprise.
3) La classification par méthode :
Elle distingue :
¨ Les décisions programmables (celles qui sont tactiques et opérationnelles) qui sont répétitives, routinières (ex : la gestion des stocks, coût d’emprunt…).
¨ Les décisions non programmables (celles qui sont stratégiques) qu’on ne peut pas prévoir (ex : rachat d’une entreprise…).
II. L’exercice du pouvoir :
1) Les fondements ou sources du pouvoir :
¨ L’autorité légale (statut juridique de dirigeant et/ou propriétaire).
¨ L’autorité personnelle et professionnelle (charisme, compétences).
2) La répartition du pouvoir :
Bien que les décisions stratégiques soient prises par un nombre limité de personne, l’exercice du pouvoir amène souvent à décentraliser, c'est-à-dire à déléguer ce pouvoir à de nombreux acteurs. La décentralisation permet ainsi de rapprocher le centre de décision du lieu de l’action, ce qui peut être synonyme de motivation et d’efficacité.
La décentralisation peut prendre plusieurs formes :
La décentralisation verticale correspond à un délégation vers le bas de la hiérarchie, alors que dans la décision horizontale le pouvoir est transféré à des fonctionnels (ex : experts). Quand la décision est globale, chaque unité peut prendre toutes les décisions relatives à son activité.
Concrètement, la décentralisation peut se matérialiser par la direction par objectifs (DPO) où des objectifs sont attribués aux subordonnés (Peter DRUCKER - 1909-…) , voire par la direction participative par objectifs (DPPO où le personnel est associé à la fixation et négociation des objectifs (Octave GELINIER - 1916-…) .
3) Le comportement des dirigeants :
A) La maîtrise de l’incertitude selon Michel Crozier (1922-…) :
Selon Crozier, la source essentielle de pouvoir c’est la maîtrise de l’incertitude. Le pouvoir dans l’entreprise dépend de la zone d’incertitude que maîtrise l’individu. Le pouvoir peut trouver sa source dans la maîtrise d’une compétence particulière, de l’information, de la communication, d’une partie de l’environnement.
B) Le travail des dirigeant : l’analyse de Henry Mintzberg (1939-…) :
Les observations de Mintzberg rompent avec une vision idyllique du manager et montrent que les dirigeants ont des actions dispersées, que le traitement de l’information est principalement oral et que le mode de prise de décision est essentiellement intuitif.
C) Les formes de management : l’analyse de Rensis Likert (1903-...) :
Likert distingue quatre formes de management :
¨ Le style autoritaire, avec une hiérarchie forte et des décisions imposées.
¨ Le style paternaliste, caractérisé par la centralisation et la motivation par récompense.
¨ Le style consultatif, avec des décisions davantage partagées et une volonté de communication.
¨ Le style participatif, qui se caractérise par l’établissement d’objectifs, une participation des salariés aux décisions, une communication facilitée et la distribution matérielle.
Les deux premiers styles semblent appartenir à un autre âge. Le style participatif apparaît comme le plus moderne car il recherche une plus forte implication des salariés. C’est celui qui apparaît le plus souvent dans les discours des dirigeants d’entreprise.