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Chapitre 5 : LES EVOLUTIONS DE L’EMPLOI ET DU TRAVAIL DEPUIS 1980
I. Une nouvelle organisation du travail : le modèle japonais :
TAICHI OHNO (Ingénieur Japonais). Il introduit de nouvelles méthodes de production dans les usines TOYOTA dans les années 1950, ce modèle est introduit en occident dans les années 1980, il s’appelle : Onhisme ou Toyotisme ou juste à temps.
Les caractéristiques :
1) Qualité totale :
La qualité consiste à minimiser les pertes infligées par le produit non seulement au client mais aussi dans la société à plus long terme. L’idée et aussi de minimiser les coûts : PAS DE GASPILLAGE. La volonté de faire de la qualité est de plus en plus grande dans les entreprises.
2) Production à flux tendu :
La demande déclenche la production. Toute l’organisation repose sur le système Kamban, Kamban : étiquette en japonais. Il correspond à un document qui comprend le bon de livraison et le bon de commande.
3) Production de séries courtes :
L’entreprise produit des biens moins standardisés et plus individualisés, mais cette différenciation n’est qu’apparente, les biens sont plus standards qu’auparavant (ex : Aujourd’hui beaucoup de voitures, même de marques différentes ont le même châssis).
4) Les 5 zéros :
Il s’agit d’objectifs à atteindre pour minimiser les coûts, les délais. On n’est pas vraiment à 0 mais on tente de tout minimiser au maximum.
¨ 0 Délais : Temps mis pour produire et livrer un bien, il faut que ce soit le plus court possible, la production doit répondre à la demande. Il faut satisfaire le client très vite.
¨ 0 Défaut : Il répond à l’objectif de qualité totale. On augmente la compétitivité structurelle de l’entreprise.
¨ 0 Panne : Cela concerne la chaîne de montage, pour le gain de temps rien ne doit tomber en panne. Une panne altère la qualité et allonge le délai.
¨ 0 Papier inutile : Il faut supprimer les papiers inutiles cela représente un gain de temps et un gain d’argent.
¨ 0 Stock : On peut minimiser les stocks car ils coûtent de l’argent.
Les 5 zéros permettent des augmentations de production et une suppression ou diminution des coûts cela représentent une baisse des coûts moyens. L’entreprise peut ainsi répercuter la baisse de ses coûts moyens sur ses prix et gagner en compétitivité. Il existe un 6ème zéro :
¨ Mépris : Respect pour les salariés, les fournisseurs et les clients. Le respect des salariés instaure moins de conflit, le respect des fournisseurs et des clients consistent à respecter la parole donnée.
5) L’enrichissement du travail de l’ouvrier :
Les ouvriers travaillent souvent en équipe, le travail vise à accroître la solidarité (Un employé malade n’est pas remplacé, ses collègues doivent faire son travail tant qu’il est absent). Les équipes ont une semi autonomie dans la manière de résoudre les problèmes et d’effectuer les taches qui lui sont confiées. Les salariés sont polyvalents, et cela leur permet d’occuper plusieurs postes sur une chaîne de production c’est la rotation de poste.
6) Les salariés participent à la recherche de l’amélioration permanente :
C’est le KAIZEN. Les salariés proposent leurs idées pour améliorer tout ce qui concerne le travail.
7) Les salariés participent au cercle de qualité :
Des réunions sont organisées dans l’entreprise, tous les salariés y sont conviés quand il y a un problème chacun peut proposer sa solution.
8) La culture d’entreprise :
Cette culture englobe beaucoup de choses telles que l’histoire, les valeurs, les idéaux et les traditions de l’entreprise.
II. La flexibilité :
La flexibilité est une qualité de l’organisation de l’entreprise, elle témoigne de la capacité de l’entreprise à s’adapter aux évolutions qualitative et quantitatives du marché.
¨ Quantitative = produire plus ou moins.
¨ Qualitative = satisfaction par la qualité.
Le modèle Japonais implique une grande flexibilité de la production, de l’emploi et du travail.
¨ La flexibilité de la production : L’entreprise produit à flux tendus, les délais doivent être très courts et l’entreprise à peut de stock elle doit donc être très réactive. Les fournisseurs doivent donc être très réactifs, pour que le système japonais fonctionne correctement il doit être appliqué par tous les partenaires.
¨ La flexibilité de l’emploi : On distingue emploi et travail. L’emploi est le statut juridique du salarié. L’entreprise propose des CDI et des CDD les salariés en CDI composent l’effectif stable. Les CDD permettent à l’entreprise d’être plus réactive. L’entreprise embauche également certain salarié à temps partiel et quand l’activité augmente, on augmente le temps de travail des personnes a temps partiels. L’annualisation du temps de travail est de plus en plus courante. Ainsi la flexibilité de l’emploi passe par plusieurs types de contrats de travail.
¨ La flexibilité du travail : On parle de flexibilité du travail quand le salarié peut effectuer plusieurs taches (polyvalence), cette flexibilité est considérée comme la meilleure par les salariés.
Les conséquences de la flexibilité sur l’emploi :
Une segmentation du marché du travail : il y a 2 marchés du travail :
¨ Un marché dit primaire sur lequel on trouve les salariés en CDI à temps plein. Ils sont souvent qualifiés et ont des revenus qui augmentent régulièrement.
¨ Un marché dit secondaire composé des salariés en CDD payés au SMIC à temps partiel subit. Ils sont peut qualifiés, on les appelle les POOR WORKERS.
III. Les évolutions :
Qu’est ce qui à changé depuis les années 50 ?
¨ Le travail de l’employé ou de l’ouvrier.
¨ Travail en équipe.
¨ Des salariés polyvalents et qualifiés impliqués dans l’entreprise.
¨ On veut embaucher des gens aimable et souriant.
¨ Bon climat social.
¨ Moins de conflits sociaux.
¨ Il y a eu énormément d’évolutions dans les procédures de travail grâce à l’informatique dans le secteur tertiaire.