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Chapitre 11 :
La consommation est l’utilisation d’un bien ou d’un service qui entraîne à plus ou moins long terme sa destruction.
Revenu = consommation + épargne d’un ménage
La consommation est la partie du revenu qui n’est pas épargné.
I. Les déterminants économiques de la consommation :
1) Le prix :
Lorsque le prix d’un bien augmente, la demande de ce bien diminue. La demande d’un bien est une fonction décroissante de son prix.
L’élasticité de la demande par rapport au prix : la demande est plus ou moins sensible aux variations de prix, on dira qu’elle est plus ou moins élastique. e.d/p = variation de la demande / variation du prix
Exemple : Al la suite d’une augmentation des prix de 20%, la demande d’un bien a baissé de 10%.
e.d/p = -10% / 20% = -0,5
L’élasticité est faible.
Les biens de première nécessité ont une élasticité faible (pain, essence). Pour les produits de luxe, on retrouve l’effet Veblen (effet snobisme), c’est à dire que lorsque le prix augmente, la demande augmente.
2) Le revenu :
Plus il est élevé, plus sa capacité à consommer est grande. Cependant, les ménages ne consomment pas tous les mêmes biens, donc lorsque les revenus augmentent, la consommation évolue.
L’élasticité de la demande par rapport aux revenus : la demande d’un bien est-elle sensible aux variations du revenu ?
Exemple : A la suite d’une hausse de revenu de 10%, la demande d’un bien augmente de 20%.
e.d/p = 20% / 10% = 2
L’élasticité est forte.
En général, lorsque les revenus augmentent, les loisirs augmentent et certains produits alimentaires diminuent (pâtes…).
II. Les déterminants sociologiques de la consommation :
1) Le jeu social de Pierre Bourdeau (1930 – 2002) :
Il correspond à l’imitation – distinction. L’hypothèse est que les ménages les plus aisés sont enviés par la société, ils sont valorisés. Les ménages les plus aisés consomment les biens nouveaux. Progressivement, le prix des biens nouveaux baisse, ainsi, les ménages appartenant aux classes moyennes vont acheter ces produits devenus accessibles, ils vont donc se confondre avec les classes aisées, ils imitent. Les ménages les plus aisés vont chercher à se démarquer des classes moyennes et vont à nouveau consommer des produits nouveaux. Même chose entre les classes moyennes et les classes pauvres.
2) La consommation ostentatoire :
Jean Baudrillau et Thorstein Veblen montrent l’un et l’autre que l’individu ne consomme pas seulement pour avoir quelque chose mais surtout pour paraître voir pour être. Il consomme des signes qui permettent de le valoriser, de communiquer sur lui-même. Pour les économistes, la consommation a une fonction utilitaire, on consomme pour satisfaire un besoin.
3) Les autres facteurs à prendre en compte :
A) La publicité :
Selon Galbraith, les entreprises créent de nouveaux produits et créent les besoins chez les ménages pour qu’ils consomment ces nouveaux produits. Il parle de filière inversée car l’entreprise cherche à satisfaire les besoins du consommateur.
B) Le crédit à la consommation :
C) Le développement des hypermarchés :
Depuis les années 70.
D) Le développement de l’offre :
E) Facteurs individuels :
Sexe, age, catégorie socioprofessionnelle, niveau d’étude, lieu de vie...
III. L’évolution de la consommation des ménages depuis les années 50 :
1) Des années 50 aux années 70 :
Période de forte prospérité économique, le pouvoir d’achat et la consommation des ménages évoluent au même rythme, + 5% par an en moyenne.
2) De la fin des années 70 à aujourd’hui :
Période de récession économique, le pouvoir d’achat et la consommation des ménages évoluent de 2% par an en moyenne.
La démographie joue un rôle important, les entreprises doivent simplement répondre à une demande de renouvellement de biens, car la démographie n’a pas de dynamique.
Loi d’Engel : Lorsque les revenus des ménages augmentent, la part des dépenses liées à l’alimentation diminue. Ainsi, les ménages peuvent satisfaire d’autres besoins que les besoins primaires. Les dépenses de santé augmentent énormément. Le logement est aujourd’hui plus grand, mieux équipés et plus cher.
Coefficient budgétaire = (dépense en alimentation / total des dépenses ) x 100
IV. Les consommations collectives :
Consommation de biens ou services satisfaisant les besoins collectifs et dont le financement est principalement pris en charge par une administration publique (Etat, collectivités locales, sécurité sociale...) comme la défense, la police, la justice, la santé, l’éducation, certaines infrastructures (route...)...
Les ménages demandent toujours plus de police, d’éducation, d’infrastructure, mais plus cette demande est importante, plus il faut de prélèvements obligatoires.