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Chapitre 7 : LE PROGRES TECHNIQUE
I. Définitions :
L’invention désigne quelque chose de nouveau.
L’innovation est l’application industrielle et commerciale d’une invention.
On distingue 4 types d’innovations :
¨ Innovation de produit : Concerne l’amélioration d’un produit ou la création d’un nouveau produit.
¨ Innovation de procédé : Désigne l’utilisation de nouveaux biens d’équipements.
¨ Innovations organisationnelle : Mise en place d’une nouvelle organisation de travail.
¨ Innovation commerciale : Nouvelle façon de vendre un produit.
Il y a des innovations majeures (importantes), et des innovations mineures (moins importantes). On utilise l’expression «diffusion de l’innovation», car elle souligne des applications nombreuses dans l’économie de ses innovations. Car une innovation ne reste pas dans un domaine, elle donne lieu à diverses applications.
Le progrès technique est l’ensemble des innovations qui entraîne une transformation ou un bouleversement des moyens et méthodes de production, de l’organisation du travail, des produits, des marchés et des structures de l’économie.
II. La recherche et développement :
Les étapes de
1) La recherche fondamentale :
Elle consiste à créer des cadres de pensée, elle indique une direction, elle ouvre une voie, on peut dire qu’elle est à l’origine d’une découverte. Cette recherche concerne tous les domaines de connaissance. Elle ne peut être financier que par l’Etat car elle est très coûteuse, la rentabilité est très incertaine et n’a pas pour but le profit. Les centres de recherche sont INRA (institut national de la recherche agronomique), CNRS (centre national de la recherche scientifique), INSEE (institut national de la statistique et des études économiques) , CEA (centre énergie atomique), INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale).
2) La recherche appliquée :
On est dans le prolongement de la recherche fondamentale, elle trouve une application, une utilisation possible à la découverte issue de la recherche fondamentale. Normalement la recherche appliquée doit permettre une invention. Cette recherche appliquée peut être financée par l’Etat ou les entreprises.
3) Le développement :
C’est cette dernière étape qui va permettre l’innovation, par exemple on fabrique un prototype. Cela se fait souvent par des entreprises, on réfléchit à la façon de produire le bien.
La recherche et développement,
III. Le rôle de l’Etat :
L’Etat a un rôle majeur à jouer dans le progrès technique (pour le favoriser).
1) L’Etat doit favoriser le développement du capital humain :
C’est un concept qui a été développement dans les années 60 par un économiste Américain, Gary Becker. Le capital humain est constitué des capacités intellectuelles, physiques et des compétences professionnelles d’un individu. Ce capital permet à une personne de travailler et d’obtenir un revenu pour satisfaire ses besoins. Le capital humain d’un individu peut s’accroître grâce à des investissements dans l’éducation et dans la formation professionnelle.
2) L’Etat doit financer
L’Etat doit motiver ses chercheurs…
3) L’Etat doit financer des infrastructures :
C'est-à-dire des routes, des réseaux de télécommunication.
4) L’état doit protéger les innovations par des brevets :
Le brevet, titre de propriété délivré en contre partie de la divulgation de son invention. Ce dépôt de brevet se fait à L’INPI (Institut Nationale de la propriété industrielle). La personne qui veut copier l’invention doit en acheter la licence. L’intérêt du brevet permet à l’entreprise qui a innové de vendre des licences aux autres entreprises et donc de rentabiliser ses investissements initiaux. La protection de l’innovation ne doit pas être excessive, l’acquisition d’une licence ne doit pas avoir un coût prohibitif car cela risque de bloquer la diffusion de l’innovation.
5) L’état doit réglementer les externalités négatives :
Les externalités sont des conséquences non voulues par les agents économiques (pollution par une entreprise).
IV. D’où vient le progrès technique ?
1) La croissance économique est source d’innovation :
¨ Du coté de l’Etat : Grâce aux recettes fiscales, il peut financer la recherche fondamentale et créer des infrastructures.
¨ Du coté de l’offre : Plus l’entreprise a de profits, plus
¨ Du coté de la demande : L’augmentation du pouvoir d’achat permet une amélioration du niveau de vie, ce qui entraîne une hausse de la demande.
La croissance économique entraîne une augmentation des richesses distribuées, et ces richesses permettent le développement de l’innovation.
2) L’innovation est source de croissance économique :
¨ Du coté de l’offre : L’innovation permet à l’entreprise d’accroître sa compétitivité et sa rentabilité, lorsqu’elle créer un bien nouveau, elle développe sa compétitivité structurelle, elle augmente ses ventes donc sa rentabilité. Les autres entreprises vont copier l’innovation, donc à leur tour elles vont gagner en compétitivité et en rentabilité… D’autant plus qu’une innovation va créer d’autres innovations.
¨ Du coté de la demande : Une innovation créer des biens nouveaux, elle suscite des désirs d’acquérir ces nouveaux biens.
Le progrès technique créer la dynamique du capitalisme.
V. Progrès technique et emploi :
1) La thèse du déversement d’Alfred Sauvy :
Répartition de la population active en pourcentage : | |||||||
| | 1946 | 1975 | 1990 | 2001 | | |
| Secteur primaire | 36 | 10 | 5 | 2,9 | | |
| Secteur secondaire | 32 | 39 | 33 | 26,1 | | |
| Secteur tertiaire | 32 | 51 | 62 | 71 | | |
| TOTAL | 100 | 100 | 100 | 100 | | |
La mécanisation de l’activité entraîne des gains de productivités :
¨ Conséquence sur l’offre : Des actifs sont disponibles pour travailler dans de nouvelles activités. Il y a donc développement de nouvelles activités (développement du secteur secondaire et tertiaire).
¨ Conséquence sur la demande : l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages entraîne l’expression d’une demande solvable.
Ces 2 conséquences entretiennent mutuellement l’offre et la demande.
A long terme, le progrès technique crée des emplois mais à court terme le chômage augmente car les nouvelles entreprises ne sont pas créées du jour au lendemain. Les entreprises déclassées par les progrès technique ne vont pas toutes réussir leur reconversion. Les autres mettrons du temps à se reconvertir et enfin les salariés licenciés n’ont pas forcément les qualifications requises pour travailler dans les nouvelles entreprises ou non pas la possibilité de se reconvertir.
A court terme le progrès technique engendre le chômage. A long terme le progrès technique crée des emplois.
VI. A court terme, la relation entre l’évolution de la productivité, l’évolution de la productivité et de l’emploi (voire exercice) :
¨ Lorsque le taux de croissance de la production est supérieur au taux de croissance de la productivité, il y a création d’emploi.
¨ Lorsque le taux de croissance de la productivité est supérieur au taux de croissance de la productivité, des emplois sont supprimés.
¨ Lorsque le taux de croissance de la productivité est égal au taux de croissance de la production, il n’y a ni création, ni destruction d’emploi.
En France, en moyenne, la productivité augmente de 2% par an donc quand le taux de croissance est supérieur à 2%, le taux de chômage baisse, et quand la croissance économique est inférieur à 2%, le taux de chômage augmente.
VII. Gain de productivité, emploi, temps de travail :
La réalisation de gains de productivité peut entraîner des suppressions d’emploi ou le maintien d’emplois et une diminution de temps de travail.
Exercice : Une entreprise produit des ordinateurs. Elle réalise 400 ordinateurs par mois et emploie 10 salariés.
Quelle est la productivité d’un salarié ?
400 ordinateur / 10 salariés = 40 ordinateurs par salarié par mois.
Chaque salarié travaille 160 heures par mois. Quelle est la productivité horaire d’un salarié ?
40 ordinateurs / 160 heures = 0.25 ordinateur par salarié par heure.
Déduisez de votre calcul précédant, quel est le temps nécessaire à un salarié pour produire un ordinateur ?
1 / 0.25 = 4 heures pour un salarié pour produire 1 ordinateur.
Grâce à la réorganisation de ses ateliers, l’entreprise réalise des gains de productivité. La productivité du travail augmente de 25%. Cependant, les ventes de l’entreprise n’augmentent pas. Elles sont toujours égales à 400 ordinateurs par mois.
Quelles sont les conséquences possibles des gains de productivité sur les salariés ?
Suppression d’emploi (2 emplois) ou diminution du temps de travail (128 heures par mois).
La réduction du temps de travail (RTT, 35 heures), dont la théorie est le partage du temps de travail qui entraîne une création d’emplois. Dans la réalité, la réduction du temps de travail à fait baissé les salaires en créant quelques emplois, ou, la baisse du temps de travail a produit des gains de productivité avec un maintien des salaires mais pas de création d’emplois.
VIII. Progrès technique, emplois créés, emplois détruits :
¨ A court terme, le progrès technique détruit des emplois grâce à la mécanisation, l’automatisation et la robotisation. A long terme, le progrès technique créer des emplois grâce au développement de nouvelles activités.
¨ Depuis les années 80, il y a destruction des emplois non qualifiés et création d’emplois qualifié. Cette évolution implique une élévation du niveau de qualification des actifs, un actif doit avoir une grande capacité à l’adaptation et à être polyvalent.
¨ Le progrès technique peut aussi détruire des emplois qualifiés et créer des emplois non qualifiés.
IX. Progrès technique, emplois détruits, crées et coût du travail :
La capacité d’un pays à créer des emplois dépend du coût moyen du travail dans ce pays.
Conclusion :
On ne peut pas conclure attivement sur le lien qui existe entre le progrès et l’emploi. Le progrès techniques détruits et créer des emplois qualifié et créer et détruit des emplois non qualifié. Par ailleurs, l’évolution de l’emploi dépend aussi d’autres facteurs comme le taux de croissance économique, les gains de productivité, l’évolution de temps de travail, le coût du travail…