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Chapitre 21 : LES POLITIQUES ECONOMIQUES DE
1) Contexte :
Depuis 1975, le chômage augmente. En 1980, le taux de croissance est de 1.4%, il est faible après les taux importants des 30 glorieuses. On prend conscience de la récession économique. En 1981, François Mitterrand est élu président de la république, parti socialiste. La solution est de mener une politique keynésienne de relance. Dès lors, l’état va nationaliser des entreprises, l’objectif est de relancer la consommation des ménages et restituer le plein emploi.
2) Conséquence :
Echec total. Les entreprises ont une situation financière très critique du fait de la faiblesse du taux de marge, elles ne peuvent donc pas répondre à la demande des ménages qui est augmenté. On importe des produits allemands, ce qui implique que la balance commerciale est déficitaire. Pour compenser
3) Pour résumer :
Les objectifs de la politique économique menée sont … => mais la réalité est …
Une croissance forte => faible.
Une inflation faible => forte.
Un chômage en baisse => En hausse.
Un équilibre commercial => déficitaire.
II. La politique de désinflation compétitive (1983) :
Pierre Bérégovoy est nommé ministre de l’économie, il va mener une politique de rigueur (politique libérale).
1) Objectifs :
Lutter contre l’inflation, équilibrer la balance commerciale, redresser les profits des entreprises, stabiliser la monnaie.
2) Mesures :
Politique de rigueur, augmentation des prélèvements obligatoires, baisse des dépenses publiques, baisse des dépenses sociales.
3) Effets :
Le pouvoir d’achat des ménages baisse ce qui est favorable à l’équilibre commercial et à la stabilisation de la monnaie. E taux d’inflation baisse mais il est encore trop élevé (6% en 1984). La croissance ralentie (1.5% en 1984), le taux de chômage augmente.
Parmi les effets attendus :
Effet de compétitivité : Amélioration de la compétitivité et de la rentabilité des entreprises. La désinflation doit favoriser la compétitivité prix des entreprises.
Effet de rentabilité : Le taux de chômage augmente car il y a des suppression d’emploi, le rapport de force entre patron et salariés évolue en faveur du patronat. Ainsi le taux de marge augmente.
A quoi servent les profits ? A financer les investissements, à rembourser les créanciers, à s’autofinancer et à rémunérer les actionnaires.
4) Bilan de cette stratégie :
L’entreprise utilise ses profits pour se désendetter puis elle va financer sa restructuration. La baisse du taux d’inflation a permis de limiter la hausse des pris des produits français et ainsi les entreprises françaises deviennent plus compétitives. Mais ces mesures ont été prises trop tardivement car Reggan et Thatcher ont appliqué leur politique économique avant
III. La libéralisation de l’économie française :
Il s’agit de rendre au marché sa capacité à se régulariser lui-même ainsi que l’économie.
1) Les privatisations :
Rappel : 1981-1982 : nationalisation des entreprise (39 banques…). En 1983 : politique de désinflation compétitive (on ne nationalise plus). En 1986 : 1ère cohabitation entre Mitterrand et Chirac, les entreprises nationalisées sont privatisées. 1988 2ème mandat de Mitterrand, politique du ni ni jusqu’en 1993. Avec la seconde cohabitation entre Mitterrand et Balladur, le gouvernement ouvre le capital des entreprises, privatisations partielles mais il garde la majorité. L’idée est qu’une entreprise privée est mieux gérée qu’une entreprise publique. A cour terme ces privatisations permettent d’augmenter les recettes de l’état et de diminuer ses dépenses.
2) La déréglementation :
Suppression ou assouplissement des lois qui encadrent un marché ou un secteur d’activité. L’état intervient moins, on entre dans une politique plus libérale. L’idée est que pour qu’un marché fonctionne bien, il ne faut pas qu’il soit entravé par les lois.
A) La déréglementation du marché du travail :
Afin de faciliter l’embauche, il s’agit de donner plus de flexibilité. Ainsi, se développe des CDD et le travail précaire en général.
B) La déréglementation du marché des biens et des services :
Suppression des monopoles publics dans le transport aérien (air inter), les télécommunications (France Télécom), l’électricité (EDF)… La concurrence doit stimuler la croissance des entreprises. Les prix deviennent libres en 1985, mais le dumping (vente à perte) reste interdit.
C) La libéralisation des marchés des capitaux :
Les 3D (Déréglementation, désintermédiation, décloisonnement). Nouveaux produits financiers rendant le marché plus dynamique. La globalisation financière (ou mondialisation des capitaux), l’intérêt est que la possibilité de placement et de financement sont très important.
3) La réforme fiscale :
La courbe de Laffer : « trop d’impôts tue l’impôt », « les hauts taux tuent les totaux ». Lorsque le taux d’imposition augmente, les recettes fiscales s’élèvent, au delà d’un certain taux d’imposition, l’augmentation du taux d’imposition provoque une diminution des recettes fiscales.
A) Explication libérale :
Au-delà d’un certain taux d’imposition, les agents économiques ne sont plus incités à produire ou à travailler, l’activité est découragée. Pour encourager l’activité, il faut baisser les taux d’imposition.
B) Lecture keynésienne :
La diminution du taux d’imposition donnera plus de pouvoir d’achat et sera favorable aux entreprises car elles auront plus de capital pour investir et s’autofinancer.
Le gouvernement Raffarin a projeté de réduire de 30% l’IRPP sur 3 ans. En France, les cotisations sociales représentent près de 40% des prélèvements obligatoires. Dans les autres pays (Etats-Unis et Grande-Bretagne), les charges sociales sont moins élevée qu’en France mais les ménages épargnent eux même pour leur retraite et cotisent auprès d’assurance privés pour leur santé. Derrière la fiscalité d’un pays, il y a toute une organisation économique.
IV. Les conséquences du traité de Maastricht sur la politique économique :
Signé le 7 février 1992 et ratifié par référendum en France en 1993,
1) Les critères de convergence :
Les pays de l’UE souhaitant adopter l’euro doivent respecter 5 critères :
¨ La dette publique doit être inférieur à 5% du PIB.
¨ Les taux d’intérêt doivent être orientés à la baisse.
¨ Le taux d’inflation doit être faible.
¨ La monnaie doit être stable.
11 pays sont retenus sur 12 (Grèce).
2) La politique mis en œuvre pour satisfaire des critères de convergence :
A) La rigueur budgétaire :
Pour limiter son déficit, l’état doit diminuer ses dépenses publiques ou augmenter les prélèvements. L’état doit aussi limiter sa dette publique. Pour financer son déficit public, l’état s’endette, il émet donc des titres sur le marché des capitaux (bon du trésor et OAT). L’état s’engage à rembourser des sommes empruntés à une date donnée moyennant des taux d’intérêts.
B) La lutte contre l’inflation :
Une augmentation du taux d’inflation pourrait compromettre le passage à la monnaie unique. Si le taux d’augmente, il fat augmenter les taux d’intérêt pour réduire l’inflation. Si les taux sont différents d’un pays à l’autre, les capitaux vont quitter un pays pour l’autre, ce qui modifie la parité des monnaies.
3) Le coût de la construction européenne :
Les critères de convergence sont économiquement valables, 12 sur 15 pays partenaires économiques ont mis en œuvre une politique de rigueur dans les économies en récession.