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Chapitre 16 : SITUATION DES DIFFERENTS PAYS
DANS LES ECHANGES INTERNATIONAUX
I. Evolution du commerce mondial (doc. 1) :
Sur la période 1950 – 2000, les échanges internationaux ont augmenté à un rythme plus rapide que la PIB. Le commerce international apparaît comme un des moteurs de la croissance, plus on échange, plus il faut produire, plus la croissance est soutenue. A l’inverse, lorsque la croissance ralentie, les échanges commerciaux ralentissent aussi. Les années 80 sont marquées par la récession en occident, ce qui pèse sur les changes internationaux. Depuis les années 90, la croissance des échanges commerciaux est beaucoup plus rapide que la croissance économique.
II. Les produits exportés et les produits importés (doc. 2 et 3) :
Les produits agricoles, les produits extractif, les produits manufacturés. Entre 1950 et 2000, le volume des échanges agricole à été multiplié par 6, les produits manufacturés par 40 et les produits extractifs par 8,5.
Loi d’Engel : Lorsque le niveau de vie de populations augmente, la part des produits agricole dans les exportations tend à la baisse et la part des produits manufacturés dans le total des exportations tend à augmenter.
III. Les pays exportateurs de produit manufacturés (doc. 4) :
Tous les pays importent des produits manufacturés qui représentent au moins 70% de leurs importations (Amérique du Nord, Europe Occidentale et Asie), par conséquent les pays riches dominent le commerce international. Le commerce international est une histoire de pays riches entre pays riches.
IV. Les services (doc. 7, 8 et 9) :
Aujourd’hui, les services représentent près d’1/5 du total des échanges. Les pays riches produisent des services et consomment des services. Les pays pauvres ne produisent pas de services et n’en consomme pas.
V. Les pays développés à économie de marché (doc. 6) :
Ils produisent et exportent des produits manufacturés et des services. La production de ces biens et services nécessitent des capitaux et des connaissances, ce sont des produits à forte valeur ajoutée dont les prix sont le plus souvent en hausse. Ce sont les produits les moins peuplés qui exportent le plus, plus un pays exporte, plus il est sensible aux évolutions du commerce international.
VI. La situation des nouveaux pays industrialisés d’Asie :
1) L’exemple de la Corée du Sud :
Elle a basé son développement économique sur sa participation au commerce international, le moteur de sa croissance est issu de ses exportations. 1972, stratégie de remontée de filière, il s’agit de produire des biens destinés à l’exportation ainsi que tous les biens nécessaires à cette production (automobile, machine, acier... les exportations exercent un effet d’entraînement sur toutes les entreprises et donc sur l’économie du pays, on parle d’intégration des différentes activités économiques (elles sont interdépendantes). La construction mécanique, la sidérurgie, l’automobile, la construction navale, l’électronique, l’agroalimentaire, la chimie et le textile sont les produits manufacturés développés. Les moyens de ces politiques : Les banques appartiennent à l’état, il met donc un financement aux entreprises, le développement de Cheabols (conglomérat, entreprises produisant des biens qui n’ont par de rapport entre eux, Samsung, Daewoo, Hynday), l’état planifie leur production et contrôle leur gestion, l’état contrôle l’économie, il accorde des exonérations fiscales aux entreprises qui exportent, il adopte des mesures protectionnisme sur son marché, la monnaie est dévaluée, ce qui permet d’augmenter la compétitivité prix des exportations, l’état finance la création d’infrastructure nécessaire à la croissance économique, il développe l’éducation des jeunes. La Corée a connu de réels succès commerciaux et les exportations ont dynamisé la croissance. Les richesses générées par la croissance ont profitées aux ménages coréens, leur niveau de vie s’est améliorer, mais les conditions de vie sont difficiles. Aujourd’hui, la croissance est stimulée à la fois par la demande extérieure, mais aussi par la demande intérieure.
2) Les autres nouveaux pays industrialisés d’Asie :
Taiwan (24 millions d’habitants), Hongkong (6), Singapour (4), Malaisie (24), Thaïlande (62), et Corée du Sud (47). Ils ont basé leur croissance économique sur la participation aux échanges internationaux (politique commerciale agressive). L’état intervient beaucoup dans l’économie, les capitaux étrangers sont plus important qu’en Corée du Sud. Ces pays dispose de réels atouts, mains d’œuvre nombreuse et qualifiée, infrastructures modernes, capacité de duper des technologies modernes. Répartition des revenus moins inégalitaire qu’en Afrique et qu’en Amérique Latine, ce qui est favorable au développement d’un marché intérieur.
3) La situation des 4 dragons en 2004 :
Corée du Sud, Taiwan, Singapour et Hongkong. La =Chine occupe une place majeure dans l’activité économique de l’Asie du sud-est. Les 4 dragons ont développé leur commerces par des investissements directs à l’étrangers, des délocalisations et les exportations. Singapour développe les biotechnologies et des industries pharmaceutiques. Taiwan développe les composants électroniques avec l’informatique, le téléphone... La Corée développe l’aéronautique, la technologie de pointe. Hongkong développe la haute technologie.
4) La situation de la Malaisie et de la Thaïlande :
La part de l’agriculture est plus importante que dans les 4 dragons. La Malaisie produit des composants électroniques. La Thaïlande produit de la haute technologie et développe le tourisme, l’agriculture (riz, poulet, caoutchouc). La Chine est toujours très présente.
VII. La situation de la Chine :
Le taux de croissance économique est supérieur à 10% par ans, elle représente 5% du PIB mondial et entraîne avec elle ses voisins asiatiques et la dépendance de leurs économies avec l’économie chinoise s’accroissent. Il y a une forte présence d’investissement étranger en Chine. On dit que la Chine est passée en socialisme de marché ou les droits de l’Homme ne sont pas respectés. Elle importe de plus en plus et exporte énormément de produits de basses qualités. Il y a un déséquilibre entre la ville et la campagne, 70% de la population est rurale, un monde très pauvre aux modes de production très traditionnels, il reste à l’écart de la croissance économique et de la pauvreté. La pauvreté du monde rural pourrait déclencher des conflits sociaux et politiques. Le déficit public est important, les banques accumulent des créances douteuses (20% des créances sont impayées) qui mettent en danger le système bancaire, l’économie du pays.
VIII. La situation des pays en développement :
L’anémique Latine et l’Afrique exportent quelques produits peu diversifiés à faible valeur ajoutée. Ils occupent une place mineure dans le commerce internationale, l’évolution des cours de ces matières premières est très irrégulière. Produit technologie banale, commun dont les prix n’augment pas.
IX. La situation des pays exportateurs de pétrole :
L’organisation des pays exportateurs de pétrole a été créée en 1960 (environs 15 pays du Moyen Orient, d’Afrique et d’Amérique latine). Elle contrôle l’offre pour contrôler les cours mondiaux. Aujourd’hui, les pays de l’OPEP ne produisent que 40% du pétrole mondial, mais toute l’économie de ces pays repose sur le pétrole. A long terme, leur croissance dépend du réinvestissement des recettes pétrolières, a court terme, sur la production du pétrole. L’Iran produit du pétrole mais importe de l’essence (pas de raffinerie). L’Arabie Saoudite a du pétrole mais ses installations de productions sont trop anciennes.