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Commerce extérieur

Thiberge | 03 Mars, 2006 16:23

La mesure des échanges extérieurs - La balance des paiements

(Le commerce extérieur français


)

L'élaboration de la balance des paiements remonte, en France, à la fin de la seconde guerre mondiale. Il s'agit d'un document statistique présentant, pour une période donnée, l'ensemble des paiements intervenus entre un état et l'étranger ( lexique des termes juridiques

La balance des paiements s'articule principalement autour de trois axes :

1. les transactions courantes (Solde des Opérations Courantes se composant du solde de la Balance Commerciale et de la Balance des Invisibles).

2. La Balance des Capitaux.

3. La variation de la position monétaire extérieure.

I -- Principes fondamentaux de la mesure des échanges extérieurs.

A -- les soldes de la balance extérieure et leur interprétation.

1 - les différents soldes.

Les échanges avec l'extérieur portent soit sur des biens, soit sur des services, soit sur des capitaux.

Les échanges de biens sont comptabilisés dans la balance commerciale. Celle-ci comptabilisera donc les exportations et importations de marchandises. Conventionnellement, la valeur des exportations est exprimée FAB (Franco a bord) c'est-à-dire coût départ usine + coût transport au poste-frontière -- la valeur des importations est exprimée CAF c'est-à-dire coût de la marchandise+ coût transport et assurances jusqu'à la frontière.

Les échanges de services sont comptabilisés dans la balance des invisibles -- il s'agit par exemple des échanges liés au tourisme, aux assurances, etc.... Sont également comptabilisés dans la balance des invisibles les transferts reçus et versés c'est-à-dire les revenus versés par les travailleurs étrangers dans leur pays, les revenus reçus des travailleurs français à l'étranger, ainsi que les aides versées aux pays en voie de développement.

La balance des capitaux comptabilise quant à elle les mouvements de capitaux à et long terme. Il s'agit par exemple des achats d'actions d'une société étrangère par un résident français ou encore des placements étrangers dans les institutions financières nationales.

Schéma :

Voir page suivante.

On voit que la balance des paiements courants (encore appelé Solde des Opérations Courantes ou solde des transactions courantes) regroupe le solde de la Balance Commerciale et de la Balance des Invisibles. La balance des paiements, quant à elle, regroupe la Balance des Paiements Courants (ou Solde des Opérations Courantes) et la Balance des mouvements de capitaux. Bien entendu, chacune de ces balances peut-être déficitaire, équilibrée ou excédentaire.

2 - Interprétation des soldes :

· L'analyse de la balance commerciale permet de faire ressortir la compétitivité d'un pays surtout sous l'angle de sa compétitivité industrielle.

· L'analyse de la balance des invisibles permet de mesurer le poids des services dans la compétitivité globale d'un pays.

· La balance des paiements courants (qui se compose du solde de la balance commerciale et du solde de la balance des services) nous donne le S.O.C ( solde des opérations courantes) et permet de faire ressortir l'équilibre (ou le déséquilibre) économique d'un pays.

· La balance des capitaux permet de mesurer l'équilibre entre les fuites de capitaux à l'étranger et les rentrées de capitaux étrangers sur le sol national.

· La balance des paiements globale permet, au final de faire ressortir l'équilibre financier (c'est-à-dire l'équilibre entre les créances et les dettes) d'un pays. Si le solde est négatif on dit que la position monétaire du pays est déficitaire -- si, au contraire, ce solde est positif on dit que la position monétaire du pays est excédentaire.

Ratios essentiels.

M = importations X = exportations

Taux de couverture : X/M x 100. Le taux de couverture permet d'apprécier l’équilibre extérieur d'un pays

Coefficient d 'élasticité des importations par rapport à la production : Variation des M / Variation du PNB. Ce coefficient permet d'apprécier le degré de dépendance à l'égard de l'extérieur.

Coefficient de partage du marché intérieur : M / Consommation intérieure

B - La méthodologie de l'élaboration de la Balance des paiements.

La balance des paiements obéit au principe comptable bien connu de la partie double (par contre, et contrairement aux principes classiques, les crédits sont inscrits à gauche et les débits à droite). Cela signifie que chaque opération est enregistrée deux fois d'abord en tant que transaction et ensuite en tant que règlement. Par exemple, les exportations sont enregistrées dans la balance commerciale en première écriture et en augmentation des avoirs en devises des résidents en deuxième écriture. Les écritures ne peuvent être effectuées simultanément car elles sont de sources différentes -- un règlement est toujours de source bancaire tandis qu'une transaction est de sources douanière.

Dans la balance des paiements chaque transaction s'analyse en une opération autonome et induite. Les comptes autonomes correspondent aux comptes des résidents et les comptes induits correspondent à la trésorerie en devises du pays.

Sur les comptes autonomes chaque opération correspondra à une recette ou une dépense. S'il s'agit d'une recette elle s'inscrira dans la balance des paiements au crédit tandis que s'il s'agit d'une dépense elle s'inscrira dans la balance des paiements au débit.

Sur les comptes induits la même opération correspondra, pour la trésorerie en devises du pays à une augmentation ou une diminution -- s'il s'agit d'une augmentation la même opération sera inscrite au débit et s'il s'agit d'une diminution elle s'inscrira au crédit.

Pour comptabiliser l'ensemble des opérations rattachées à l'économie française la balance des paiements utilise la distinction entre résidents et non-résidents. On considère comme unités résidentes toutes les entreprises qui exercent leurs activités en France ainsi que toutes les personnes physiques de nationalité française demeurant en France ou à l'étranger depuis moins de deux ans. Les étrangers qui résident France depuis plus de deux ans sont également considérés comme résidents. Tous les agents ne répondant pas à cette définition sont considérés comme non-résidents.

Schéma :

Une transaction s'analyse en une opération ...............autonome................et .........................induite.

et entraîne....................................................... pour chaque résident....et................pour a trésorerie en devises du pays.

une recette une dépense une augmentation une diminution

Lorsqu'une opération est portée au crédit d'un compte autonome, l'équivalent se retrouvera au. débit d'un compte induit et vice-versa. Par exemple, supposons une opération consistant pour une entreprise française à importer des marchandises pour 500 000 F. Cette opération figurera au débit sur les comptes autonomes et au crédit sur les comptes induits -- débit sur les comptes autonomes car il s'agit d'une dépense pour l'unité résidente et crédit sur les comptes induits car il s'agit d'une diminution pour la trésorerie en devises du pays.

II - Les échanges extérieurs français.

Sur ce sujet, les informations ne manquent pas. Quelques indications tout de même qu'il faudra compléter par des informations supplémentaires notamment sur les facteurs explicatifs de l'amélioration du commerce extérieur français.

Vous trouverez beaucoup d'informations sur le "net" cliquant sur les liens suivants:

http://www.commerce-exterieur.gouv.fr/Sommaire.htm

http://www.france2.fr/infos/news-eco.htm

http://www.industrie.gouv.fr/observat/mo_obs.htm

Sur le commerce agroalimentaire: http://www.adepta.com/Panorama/fr/chap1b.html

D'une manière générale les échanges extérieurs de la France s'effectuent de manière plus ou moins intense selon les partenaires commerciaux. Notre solde a été de plus de 128,5 milliards en 1999 pour le solde des opérations courantes c'est-à-dire balance commerciale plus balance des invisibles.

Une part très importante des échanges extérieurs français est effectuée avec les pays de l'union européenne : environ 60 % des exportations et 60 % des importations. Le principal client (et fournisseurs) de la France est l'Allemagne. Le Japon est également un fournisseur non négligeable (environ 5 % de nos importations) ainsi que les États-Unis (9 % de nos importations). Par contre, nos exportations vers les États-Unis sont encore insuffisantes (seulement 2 %). Par ailleurs, le volume des échanges est assez important avec les pays en voie de développement.

Globalement, les points forts des échanges extérieurs de la France sont :

-- le secteur agroalimentaire qui a été constamment excédentaire -- la France est en effet au deuxième rang mondial pour les exportations de produits agricoles derrière les États-Unis. Le solde industriel, a été négatif de 1987 à 1992 mais depuis 1992 redevient positif.

-- l'industrie automobile est également un des points forts du commerce extérieur français (plus 53 milliards en 1999).

-- il en va de même pour les biens d'équipement (plus 37 milliards en 1999).

-- l'industrie civile connaît également un excédent de plus 62 milliards fin 1999.

Par contre, les points faibles des échanges extérieurs de la France sont globalement les suivants :

-- l'énergie : malgré la réduction de la dépendance énergétique nous sommes toujours déficitaires en 1999 de 76 milliards. La facture énergétique dépend beaucoup du cours du dollar.

-- nous sommes également assez mal placés (malgré quelques progrès) dans le domaine des biens intermédiaires.

-- beaucoup de progrès restent à faire dans le domaine de l'électronique, de l'informatique, des biens d'équipement, de la chimie.

Toutefois, à partir de 1992, le solde industriel progresse grâce à une meilleure compétitivité des produits français.

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