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Quelques précisions sur le bulletin de paie

Thiberge | 03 Mai, 2006 16:42

A) Remise du bulletin de paie

Le bulletin de paie est remis sur le lieu de travail lors de la paie.

Cas particulier : les VRP dont les commissions peuvent n'être versées que tous les 3 mois.

En cas de paiement par chèque ou en espèces, c'est au salarié seul que l'employeur doit remettre le salaire. Si le salarié à moins de18 ans, ses parents ou son tuteur peuvent demander à recevoir son salaire à sa place. Si le salarié doit être absent le jour de la paye, il peut donner une procuration signée à quelqu'un. L'employeur ne pourra pas refuser de payer cette personne.

Cas de non-paiement

Si l'employeur ne paie pas ou ne paie qu'en partie ou avec retard, il commet une infraction pénale et peut être condamné à payer une amende. Le salarié peut s'adresser au conseil de prud'hommes et obtenir des dommages-intérêts. De plus, la rupture du contrat de travail peut être prononcée à la charge de l'employeur (versement des indemnités de préavis et de licenciement).

Preuve du paiement

La fiche de paie ne vaut plus présomption du paiement du salaire, c'est à l'employeur de prouver le versement du salaire en produisant les pièces comptables. A chaque paiement de salaire, un bulletin de paye doit être obligatoirement remis au salarié.

L'employeur peut payer par chèque barré ou par virement bancaire ou postal.

Il peut également payer en liquide si le montant du salaire est inférieur à 1 500 EUR et si le salarié le demande.


B) Mentions obligatoires :

nom et adresse de l'employeur ou raison sociale de l'établissement et son adresse,

référence de l'organisme auquel l'employeur verse les cotisations de sécurité sociale, numéro d'immatriculation à cet organisme et numéro du code de l'activité principale de l'entreprise,

convention collective applicable ou, à défaut, références du code du travail relatives à la durée des congés payés et des délais de préavis en cas de cessation de la relation de travail,

nom du salarié, dénomination de son emploi dans l'entreprise et dans la classification de la convention collective,

période et nombre d'heures auxquels se rapporte la rémunération,

la nature et le volume du forfait auquel se rapporte le salaire pour les salariés dont la rémunération est déterminée sur la base d'un forfait (hebdomadaire, mensuel, annuel en heures ou en jours),

la nature de la base de calcul du salaire lorsque celle-ci n'est pas la durée du travail,

montant du complément différentiel de salaire pour les entreprises ayant conclu un accord sur les 35 h.

heures supplémentaires et heures majorées pour d'autres causes ainsi que les taux de majoration,

nature et montant des accessoires de salaire soumis à cotisations (primes par exemple) s'ajoutant à la rémunération,

montant de la rémunération brute,

montants de la CSG et de la CRDS retenus sur le salaire brut, diminué de l'abattement forfaitaire de 3% pour frais professionnels (à compter du 1er janvier 2005),

nature et montant des cotisations salariales et des autres déductions éventuelles retenues sur le brut,

la nature et le montant des sommes s'ajoutant à la rémunération, non soumises à cotisations (remboursement de frais professionnels),

montant de la somme nette versée au salarié et date de paiement,

dates de congés payés et montant de l'indemnité correspondante quand une période de congé annuel est comprise dans la période de paie considérée

mention incitant le salarié à conserver le bulletin de paie sans limitation de durée.

A noter

Dans un souci de simplification, lorsque les prélévements relatifs aux cotisations salariales (sécurité sociale, assurance chômage...) et patronales sont perçues par un même organisme collecteur et sur une assiette identique, ils peuvent être regroupés chacun sur une ligne du bulletin de paie.

Néanmoins, le taux, le montant et la composition de chacun de ces prélévements doivent être communiqués une fois par an au salarié, ou lorsque son contrat prend fin, soit sur le bulletin de paie soit sur un document récapitulatif annuel.

Récapitulatif annuel

Le récapitulatif peut figurer sur le bulletin de paie ou sur un document distinct.

En cas de départ de l'entreprise en cours d'année, le récapitulatif peut être remis lors du départ du salarié.


C) Mentions interdites

Le bulletin de paie ne doit pas indiquer l'exercice du droit de grève ni des fonctions de représentant du personnel.

Mention facultative

Le montant des cotisations patronales de sécurité sociale n'est pas une mention obligatoire.

Toutefois, lorsque cette mention ne figure pas sur le bulletin de paie, l'employeur est tenu de remettre au salarié un récapitulatif annuel du montant des cotisations sociales patronales acquittées qui peut être remis en fin d'année civile ou au début de l'année suivante.

D) Cotisation d'assurance maladie, maternité, décès: 0,75 % sur la totalité du salaire brut.

Cotisation d'assurance vieillesse: 6,65 % du salaire brut dans la limite du plafond mensuel de la sécurité sociale (soit 2 589 EUR par mois au 1er janvier 2006).

S'y ajoute depuis le 1er juillet 2004 (ou le 15 juillet 2004 pour les entreprises où les rémunérations versées jusqu'à cette date sont rattachées au mois de juin), une cotisation d'assurance vieillesse déplafonnée, portant sur l'ensemble des gains et rémunérations perçues, au taux de 0,10 %.

Cotisation d'assurance-veuvage: supprimée à compter du 1er juillet 2004 (ou du 15 juillet pour les entreprises mentionnées ci-dessus).

Contribution sociale généralisée (CSG)

Elle est prélevée sur le montant brut du salaire après un abattement forfaitaire de 3 % pour frais professionnels (à compter du 1er janvier 2006).

Taux : 7,5 %.

Contribution au remboursement de la dette sociale

Elle est prélevée depuis le 1er février 1996 sur le montant brut du salaire après un abattement forfaitaire de 3% pour frais professionnel (à compter du 1er janvier 2006).

Taux : 0,5 %.

Cotisation de retraite complémentaire pour les non cadres (taux minima)

NB: des règles particulières de répartition s'appliquent pour les entreprises nouvelles.


Cotisation de retraite complémentaire pour les cadres (taux minima)

3 % pour la part du salaire brut inférieure à 2 589 EUR par mois,

7,5 % pour la part du salaire brut comprise entre 2 589 EUR et 10 356 EUR par mois (montants au 1er janvier 2006).

Répartition libre entre 10 356 EUR et 20 712 EUR .

S'y ajoute une contribution exceptionnelle temporaire au taux de 0,13 %. pour la part du salaire inférieure à 20 712 EUR .

Cotisations AGFF (retraite complémentaire)

Pour les salariés non cadres, elle s'élève à 0,80 % pour la part du salaire inférieure à 2 589 EUR , et à 0,90 % pour la part comprise entre 2 589 EUR et 7 767 EUR .

Pour les cadres, elle s'élève à 0,80 % pour la part du salaire inférieure à 2 589 EUR et à 0,90 % pour la part comprise entre 2 589 EUR et 10 356 EUR (depuis le 1er janvier 2006).

Cotisation d'assurance-chômage


III Bulletin expliqué

A°Cadre en haut à droite

1- Période : travaillée, si arrivée en cours de mois en fn de mois

Elle est fixée à :C. trav. : Art. L. 212-5 s. et D. 212-5 s.
35 heures par semaine pour les entreprises de plus de 20 salariés ;
39 heures par semaine pour les entreprises ayant au plus 20 salariés. (Ces dernières passeront aux 35 heures le 1/1/2002).
Certaines entreprises (hôtellerie, coiffure, commerce...) peuvent déroger à cette durée légale.

La cotisation d'assurance-chômage prélevée sur les salaires est de 2,44 % pour les salariés depuis le 1er janvier 2006.

3 % pour la part du salaire brut inférieure à 2 589 EUR par mois,

8 % pour la part du salaire brut comprise entre 2 589 EUR et 7 767 EUR par mois (montants au 1er janvier 2006).

: dans un souci de simplification, lorsque les prélévements relatifs aux cotisations salariales (sécurité sociale, assurance chômage...) et patronales sont perçues par un même organisme collecteur et sur une assiette identique, ils peuvent être regroupés chacun sur une ligne du bulletin de paie. Néanmoins, le taux, le montanty et la composition de chacun de ces prélévements doivent être communiqués une fois par an au salarié
Si votre employeur ne vous le remet pas régulièrement, il peut être condamné à des dommages-intérêts et à une amende pénale. Accepter sans réserve un bulletin de paie ne vous empêche pas de faire des réclamations ultérieures. Vous avez cinq ans pour les faire. Le salaire doit être versé au moins tous les mois sauf si le salarié appartient à l'une des catégories suivantes : saisonniers, travailleurs temporaires, intermittents, travailleurs à domicile, pour lesquelles des dispositions spécifiques sont prévues.

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